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Mont Blanc enfin …

 

Salut les filles, 

Voilà, je suis un des premiers à sortir de sa tanière, ah, c’est dur de refaire surface après ce  week-end tant attendu qu’il était par le Team ! 

C’est un peu comme ce qui arrive à nos amis ibères champions du monde, une énorme dose d’adrénaline et puis le retour sur le plateau des vaches. 

La tête dans les étoiles, un orgasme qui prend fin avec le désir que tout cela continue et puis non ! Les moments de pur bonheur dans une vie sont très rares et c’est parce qu’ils sont très rares qu’ils sont très courts, très intenses et inoubliables. 

Il était une fois …. 

…retour 17 jours en arrière, 25 juin 3 h du mat, j’attends mes acolytes pour un départ très  matinal. Si chacun d’entre vous à veiller à prendre ses chaussures, ses gels, enfin tout ce qui pourra optimiser sa réussite durant la course moi, je me suis attardé sur des détails complètement totalement inutiles. 

Je suis posté à l’arrêt de bus affublé d’un masque de clown très cher à mon ami Joker avec 2 sacs dont 1 rempli de déguisements.

La suite des évènements ne devant qu’être improvisation en fonction de ce que nous vivrons …

Finalement après quelques petits aléas dus à l’heure très très matinale, nous démarrons du parking Leclerc à 3h45, c’est parti, les 2 premiers convois filent sur Cham !

2 h plus tard, arrêt pour petit déj, j’en profite pour sortir le ballon de foot et nous tapons la baballe avec Philippe V et Thierry sur le parking à 5 plomb du mat, coupe du monde oblige !

Encore quelques arrêts pipis et nous arrivons à destination. Retraits de dossards, déjeuner à la pizzeria et débarquement aux chalets. Y’a pas photo, ça valait le déplacement et le temps est avec nous ! Que demande le peuple !

Bon , c’est pas le tout, c’est aussi la coupe du monde et le Brésil joue contre le Portugal, le proprio a tout prévu, il nous a laissé une télé, je regarde la 1ere mi-temps, à chier !

Je file direction le gîte 200 m plus haut pour faire l’état des lieux et placer tout le petit monde TTE qui débarque au compte gouttes. Le maître des lieux n’est pas là et il faut un peu jouer à Fort Boyard pour retrouver les chambres, petit post-it avec les noms sur chacune et je m’en vais voir ma 2eme mi-temps, finalement match de merde, à oublier.

Les derniers arrivants de cette journée sont prévus vers 23 h, attention chut, y’en a qui courent demain !!

Samedi 26, ah oui je cours, j’avais oublié, j’ai un 23 Kms !

RDV sur la ligne de départ, il fait beau, tout le monde est fin prêt, Coach s’isole, Françoise psychote un  peu, t’inquiètes ma poule lui dis-je, tu vas voir, c’est que du bonheur, un dernier coucou à nos accompagnateurs, à tout à l’heure, on se revoit 1000 m plus haut !

Départ tranquille, j’ai pris le minimum, un mule bar et une gourde avec ½ litre, vu le nbre de ravitos, ça suffit. Après 1 km environ, je vois passer Biloute en Cie de sa ptite femme Sandrine, ça part vite, eh le chti, t’emballes pas, tu vas l’avoir ta bignouse ! Les 10 premiers kilos se passent bien.

Le parcours est assez roulant, je suis confiant pour mon objectif de 3h15, les choses sérieuses commencent, montée vers Flégère et là, feed back 2009, je reconnais tour à tour les endroits de l’année passée où j’en ai bavé.

Malgré l’impasse sur le col des Posettes, je constate définitivement que la montagne, c’est pas mon fort, l’ascension est dure, la chaleur ne m’handicape pas trop, mais le dénivelé si, au fur et à mesure la chaleur a tout de même un effet dilatateur et force est de constater que mes chaussures de route qui m’ont si bien réussies au 100 bornes ne sont pas adaptées à ce terrain ( on en reparle plus loin )

En parlant de 100 bornes, je retrouve mon Thierry avec qui je fais le yoyo depuis le ravitaillement des 12 kms.

Le soleil traverse les zones ombragées et me rappellent cruellement les conditions où j’ai chuté à Verrières en me cassant l’épaule, je ne suis pas très rassuré car je commence à taper de plus en plus sur les racines et autres cailloux, et ce qui devait arriver arriva, je me tords la cheville, heureusement juste à la limite de l’abandon, durant une dizaine de minutes, je ralentis et me fait doubler afin de récupérer.

Après l’ascension jusqu’au ravito de Flégère, je passe en 2h40, il me reste 5kms, dans le même temps, Christophe passe la ligne d’arrivée. Je continue mais sans grand plaisir, mes chaussures me gênent de plus en plus.

J’aperçois enfin l’arrivée au loin mais…mais il reste cette ascension sur Pampraz en plein cagnard ! Que du bonheur, je laisse le soin aux marathoniens de vous conter cette ascension. Il reste quelques mètres, je croise Olive revenu à mon niveau, apparemment je n’ai pas la tête des bons jours, je suis tout près des 3h30, je me remets à courir et passe en dessous, voilà, c’est fini, bon courage amis marathoniens pour demain.

Après quelques gorgées de binouze, je redescends pour finir avec mes poursuivants TTistes, tour à tour Françoise, Philippe, Jérôme, et mon ami RobertA ! Que j’accompagne sur les derniers lacets. Mission accomplie, tout le monde arrive sans bobos, 1er objectif du Team accomplit.

Retour au bercail, récupération bien méritée au tour d’un cocktail brésilien aux chalets.

Dimanche 27, ah oui je ne cours pas, allons accompagner mes amis marathoniens, me dis-je !

Idem journée précédente mais dans les rôles inversés, on encourage le Team et les attendons 500 m après le départ pour les filmer. La ’hiérarchie’ des passages est respectée en fonction des objectifs de chacun mais à notre grande stupéfaction, un certain Momo est passé comme un avion de chasse, ce qui nous parait un peu suspect, wait and see …

Petit café au soleil en Cie de Coach, Karine, Jérôme, Caro et Bertrand et nous partons pour retrouver nos poulains et pouliches au 1er ravito, finalement, on se sépare en 2 groupes et nous avons la chance de croiser au loin The Grip vu par l’œil avisé de sa charmante protégée Karine !

Pit stop et nous allons voir tour à tour où en sont nos TTistes, le plus frais est Dav, Lolo M n’est pas au mieux et Mi Amor au plus mal à cet endroit de la course, pour le reste, ça se présente pas trop mal, nous rassurons Mi Amor et je lui promets de lui remettre ses bâtons à son prochain passage avant l’escalade des Posettes …Aïe !

Nous redescendons ensuite plus bas où se trouve Caro et Jérôme. Karine laisse son sac à Caro et Aïe !… on redescend direction la télécabine pour voir les 1ers, le chrono tourne et nous ne devons pas traîner. Bertrand est notre pilote … Aïe …, tout ça c’était avant le drame, soudain à coup je me souviens alors que les bâtons de Mi Amor sont dans notre voiture et dorment bien au chaud et qu’il nous est maintenant trop tard pour faire demi tour.

La seule mission dont j’étais investie est foirée, notre coureur le plus en difficulté avait plus que tout autre besoin de notre aide et je me suis lamentablement banané, je m’en veux, il va falloir vivre avec … Je suis un misérable qui, en faisant cosette a failli et négligé notre ibère au bas des Posettes, bien sûr, mes compagnons de route ne me loupent pas, c’est de bonne guerre.

On se retrouve maintenant près de la ligne d’arrivée en attendant les premiers, leur arrivée autour de 4h est impressionnante mais tout de même humaine, ils marchent sur les derniers mètres très pentus ! Je croise ensuite le 3eme, un senior que je félicite, très gentiment, il me répond ‘ Merci Monsieur’, j’en demandais pas tant, espérons qu’il conservera cette humilité à l’avenir comme mon ami Dawa qui lui termine 4eme et toujours égal à lui-même, il porte en plus un drapeau breton comme fétiche, ce qui forcément me touche. Sacré Dawa !

Je pars ensuite récupérer quelques lacets plus bas nos marathoniens, c’est ainsi que je vais encourager les arrivants inconnus successifs au moyen de leur prénom sur leur dossard, un petit signe de remerciement malgré la difficulté pour la plupart et je vois enfin notre Dawa du 91, Damien, je l’emmène jusqu’au point de ralliement du Team qui l’attend, je suis content, pour une fois, je peux suivre Damien, bon merde, on se satisfait avec ce qu’on peut !!!

Et je repars chercher tour à tour à tour The Grip, mon Kb, Dav, Philippe que je loupe, je fais le pisteur pour ceux qui attendent plus haut et puis Aïe, en repartant une énième fois, ma cheville blessé la veille qui se tord une fois de plus, une fois de trop, c’est fini, on arrête les conneries JP, direction le service de la Croix Rouge, pour mettre de la glace.

Je reste sur la ligne d’arrivée en attendant le reste du Team, les minutes s’égrènent et tous arrivent tour à tour, super, j’ai appris que Mi Amor a du s’arrêter, Aïe, et si les bâtons avaient …trop tard !

Je vois arriver notre président, 6h50, bravo Olive, après Chavagnes, fier de toi, j’enterre définitivement la hache de l’abandon mais il était temps, quand je pense qu’en rentrant la semaine dernière du RER, j’ai vu par inadvertance un panneau publicitaire à une station avec en gros ’l’abandon tue’, il était temps ma poule …. Sans dec, t’as assuré, presque 1 heure avec ma perf de l’année dernière, je m’incline.

Sur ce, retour au gîte pour tout ce ptit monde pour notre AG, je passe le détail, notre secrétaire se charge du CR et puis la soirée tant attendue avec l’apothéose de ce week-end, je passe le témoin pour que vous contiez cette soirée mémorable …mon roman prend des allures de fleuve

Mon bilan :

Côté course j’ai appris qu’il fallait courir avec des chaussures de trail et non de route à l’issue de ces 23 kilos, pour un mec qui fait des trails depuis 4 ans, j’avoue que j’ai fait fort ! no comment !

Côté organisation, après pas mal de nœuds à la tête afin que le week-end soit une réussite, je suis amplement satisfait du résultat.

Côté Team, grosse émotion pour tous après le spitch du coach, on peut être fier de cet aboutissement, j’ai d’ailleurs pas eu à me déguiser, cela n’en valait pas la peine, la petite touche Domenech, c’était juste la cerise sur le gâteau, histoire de dire que j’ai pas amené un sac pour rien ! Pour le reste que dire, entre le Tchi Tchi du nord, le 200 m improvisé,  et ce que je n’ai pas vu, ça va être dur de faire mieux

Côté regrets, un crève cœur d’avoir du vous laisser pour retourner sur Paris le dimanche soir, une pensée pour tous les absents du Team, ce n’est que partie remise.

Merci à tous et à toutes

Ouf, à vous de jouer

Joker, un ami qui vous veut du bien  …

6 réponses à to “Mont Blanc enfin …”

  • Coach dit :

    Merci pour ce récit
    *

  • Olive dit :

    Merci jipé, je viens de revivre ce merveilleux week-end grâce à toi, merci, l’après midi va être dure :)

    Sinon, Tophe, pas d’autre commentaire sur l’après course ? Tu ne te souviens pas de tout ? … enfin ce qui s’est passé à Cham restera à Cham … jusqu’en septembre où quelques maboules ont décidé que 40 bornes c’était trop peu et vont donc quadrupler cette distance pour bien s’assurer que la montagne, ça vous gagne :D

    Olive
    *

  • Coach dit :

    Juste pour infos, concernant l’après course, no comment, sinon vous allez jouer un nouvel épisode des disparus … autour du Mont-Blanc…
    Bises à toutes et tous et à ce soir pour cavaler.
    *

  • mi amor dit :

    Allo la terre,
    Répondez, ici MI AMOR en direct du blog du TTE,
    AH, je crois qu’enfin je capte quelque chose,
    HOUURAH HOURRAH HOURRAH
    Mon dieu comme je suis heureux, je les croyais tous morts,
    JP, c’est JP, mon joker adoré, c’est lui.
    Ah, je m’en doutais, si il y en avait un qui devait reprendre un jour le contact avec la terre, ça ne pouvait être que lui,
    que ton nom soit à jamais glorifié sur l’autel des blogueurs invétérés mon ami, tu es un saint, merci saint le « HEIN »,
    A présent je peux sortir de mon terrier, les radiations chloroformantes post Mont-Blanc semblent s’être évanouies dans la nature…
    Ouf, je peux à nouveau Tchater.

    Mes amis, tout d’abord si moi aussi je me suis distingué par mon silence, c’est comme vous le savez, n’ayant point eu la chance de finir cette mémorable course, je ne me sentais pas la légitimité d’ouvrir les débats par un résumé de notre week-end mémorable, mais bien entendu pour moi terni par cet abandon, nécessaire du à la réalité de ma blessure au niveau de mes deux tendons d’Achille, mais douloureuse sur l’instant, tant d’investissement pour une si piètre récompense c’est toujours difficile à vivre, mais bon l’heure des lamentations est terminé, je suis déjà passé à autre chose, convaincu d’avoir quoi qu’il en soit pris la bonne décision, la plus rationnelle, celle qui s’imposait, la raison de la sagesse, l’expérience a parfois du bon et vous permet de prendre des bonnes décisions…

    Si vous cherchez une définition un jour de l’expression « fonder une famille » au sens sportif de la chose, ne cherchez plus mes amis, ceux qui étaient présents à CHAM ce week-end là, si il n’ont pas senti cet esprit de corps qui nous unissait tous sur le terrain de la souffrance, durant l’épreuve elle-même, jamais, je dis bien ‘plus jamais’ il ne retrouveront cela ailleurs, dans aucune assoc, aucun club, du haut de ma grande expérience (45 balais tout de même), je peux vous l’avouer sincèrement, une telle communion, un réel plaisir à applaudir ses camarades, les encourager, se féliciter de leurs résultats, leur rendre hommage quel que soit leur temps réalisé au passage de la ligne, ce sont des moments de partage rares, qui resteront gravés longtemps dans vos âmes d’enfants.

    Alors moi, entre deux sanglots, quand Caro et Jérôme se sont chaleureusement occupé de moi après mon arrêt au stand définitif, quand j’évoquais la sportivité sans égale de son petit « gros » Arnaud, qui m’a attendu durant tout le col des Posettes pour me remotiver, quand j’ai vu arrivé mon OLIVE fidèle compagnon de bagarre sur les chemins cathares, quand mon KB m’a enlacé pour me réconforter, quand Christophe a eu des mots très touchant à mon passage aux 12 kilos, voulant même empêcher JP de me photographier en détresse, tout ces moments auront tirés quelques larmes au MI AMOR, des moments forts, d’amitiés sincères que je garde pour moi ‘tapi’ dans un coin de ma tête à l’abri des regards indiscrets, trop sensible direz vous l’ibère, peut-être, mais CAMPEON DEL MUNDO tout de même les gars !!!

    Pour finir, grâce à vous tous, aux mots touchants que j’ai reçu, au chambrage gentil que j’ai eu aussi droit, hein Olive, bien vu le coup du G P S encore au poignet à huit heures du soir, j’en rigole encore, (toi The GRIP tu fermes ta bouches S T P ), je ne retiendrais que d’excellents moments de ces trois jours, conclu très agréablement par une discussion à bâtons rompus durant 550 kilos avec Fabien mon conducteur du retour, on a tellement parlé que Sandrine et le KB ont gentiment été bercés durant tout le trajet, qu’il est bon de dormir en compagnie de la présence rassurante du MI AMOR !!!

    BON, il est minuit et 50 minutes, ma femme doit passer un mail au Chili, je quitte l’antenne, parait t-il que suis long !!!!

    Bonne nuit les tétéistes…
    *

  • Olive dit :

    Ah enfin des news de notre Mi Amor préféré.
    Comme j’ai pu te le dire à l’arrivée, tu m’as manqué sur cette course, je te voyais bien revenir sur Flégère pour que nous puissions en découdre sur le dernier tronçon .. bon à la fin c’est moi qui gagne mais ceci n’est qu’un point de détail.

    Récupère bien car septembre arrive à grands pas, et là, sus à la défaillance, le premier qui flanche … Tchi-Tchi !!!!

    Olive, ton ami
    *

  • Damien dit :

    ça c’est du CR !
    Bravo à Jp et Mi amor.
    Pour info, mes quelques lignes écrites le 28/6 se sont égarées dans la catégorie « infos » et l’art « mont blanc top départ »
    A+
    dam
    *